Histoire de Trois-Rivières

L’Histoire de Trois-Rivières, fondée par Laviolette le 4 juillet 1634, est celle d'un carrefour de fréquentation par les Amérindiens, d'un poste de traite des fourrures, et finalement d'une ville industrielle qui devient le chef-lieu de la Mauricie.



Trois-Rivières, Mauricie, Canada.

Les origines




Compagnie des Forges Saint-Maurice. Peinture, Les Forges du Saint-Maurice, Henry Richard S. Bunnett, 1886, Huile sur toile, 30.5 x 46 cm.


Armoiries de Trois-Rivières 1857 à 1959. Devise : Deus Nobiscum Quis Contra / Si Dieu est avec nous qui sera contre nous.

À l’origine, le site de Trois-Rivières était fréquenté par des autochtones de la grande famille algonquine. En raison de sa situation sur deux axes importants (rivière Saint-Maurice et fleuve Saint-Laurent) les autochtones avaient déjà choisi les lieux pour procéder au troc de fourrures avec les Français. En 1635, le père Le Jeune rapporte avoir trouvé des vestiges d'une ancienne palissade qui aurait été incendiée par des Iroquois. Cette construction date donc d'avant l'établissement officiel de 1634. Cependant, comme Samuel de Champlain, qui s'y était rendu souvent depuis 1608, ne parle pas dans ses "Voyages" de l'existence d'une bourgade à cet endroit ni de vestiges de cette-ci, cette construction et sa destruction devaient donc être récentes.


Le 12 octobre 1535, l’explorateur Jacques Cartier décrit le site. Il nomme la rivière Saint-Maurice rivière de Fouez en l'honneur de la maison de Foix et fait ériger une croix sur la pointe de l'île Saint-Quentin. En 1599 raconte Champlain, le capitaine François Gravé s'était rendu à Trois-Rivières, dont le nom était déjà connu et qui fut nommé ainsi en raison d'une illusion créée par le delta formé par des îles à travers lesquelles débouchait la rivière dans le fleuve.


C'est, entre autres, pour honorer une promesse faite à Capitanal, un chef Algonquin (Montagnais) dont le père avait combattu aux côtés de Samuel de Champlain que ce dernier mandata Laviolette1 pour établir une habitation au lieu-dit des Trois-Rivières afin principalement d'y faciliter le commerce. Partis le 1er juillet 1634 de Québec, Laviolette et ses hommes arrivèrent le 4 juillet, décrété jour de la fondation. À cause de cela, d'aucun affirment que Champlain serait le véritable fondateur de la ville plutôt que Laviolette.


En juin 1641, environ trois cent cinquante Agniers descendirent au poste des Trois-Rivières afin d'obtenir des Français un cadeau de «trente bonnes arquebuses», ce qui, contrairement aux Hollandais de fort Orange, leur fut refusé.


D’abord comptoir de commerce, Trois-Rivières va ensuite développer une triple vocation qu’elle va conserver au fil des siècles : siège de gouvernement, ville d’éducation et cité industrielle.


Siège d’un gouvernement régional à partir de 1665, Trois-Rivières connaîtra la Conquête britannique mais n'en souffrit pas comme la ville de Québec, et même une brève occupation américaine, qui se terminera par la défaite des «Bostonnais», aux portes de la ville, en 1776.


Au fil des ans, Trois-Rivières consolidera sa vocation de chef régional en devenant le siège d’un district judiciaire (1792) et d’un évêché (1852).


Sur le plan de l’éducation, des missionnaires enseignants vont se présenter sur le site de Trois-Rivières dès 1617, c’est-à-dire avant même la fondation de la ville. Avec l’arrivée des religieuses ursulines, en 1697, une première maison d’enseignement verra le jour et plusieurs autres suivront, jusqu’à l’ouverture de l’Université du Québec à Trois-Rivières, en 1969.


Sur le plan économique, après l’ère des coureurs des bois et du commerce de la fourrure, Trois-Rivières deviendra ville industrielle quand vont entrer en production les Forges du Saint-Maurice, fondées en 1733 par M. de Francheville. Cette fonderie où l'on fabriquait boulets de canon, poêles en fonte, ainsi que divers ustensiles et accessoires de cuisine, a représenté durant une longue période la principale activité économique de la ville. Une centaine d’années plus tard, avec l’exploitation forestière de la vallée du Saint-Maurice, Trois-Rivières va abriter d'abord des scieries, puis enfin des usines de papier. Le transport des billots de bois était alors facilité par la rivière Saint-Maurice qui permettait d'acheminer la ressource de sa coupe à l'usine, par flottaison. C'est ainsi que sont devenus célèbres les techniques de drave et les nombreux draveurs y travaillant. Par la suite, Trois-Rivières est devenue la capitale du papier.



Ref: https://fr.wikipedia.org


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